Plius

2 octobre 2019 0 Commentaire

Voyage intérieur

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image : Sleeplesssmiles

Dans son monde, Luc part sans se retourner  car il sait déjà combien  le voyage sera long.

Il apprend à se connaître, doucement, autrement qu’à travers un miroir.

Du bout des doigts, l’homme caresse sa peau et les frissons qu’il ressent l’émoustillent.

Il croit capter l’instant et respirer la vie, alors il regarde avec son cœur transpirant de sincérité.

Son squelette a peur, c’est évident, mais il avance contre le temps, contre les préjugés, innocemment.

Personne n’a jamais dit que ce serait facile, mais son courage l’accompagne, l’aidant  à franchir le glas.

L’échec est parfois un passage obligé, l’Amour un absent idéalisé, la volonté un quotidien nécessaire.

Si les livres racontent de belles histoires, elles ne font pas la réalité, seulement des images qu’il aime regarder.

Pour ne plus tomber, Luc se recroqueville et s’accroche aux petits riens plein d’épines qui parfois font et défont sa vie.

Il se parle, se sourit, se fait rire parfois, mais tout  a le goût  de l’ennui.

C’est amer et sans saveur, où sont le miel et l’envie, le désir et la folie ?

Être seul, ce n’est pas vivre; c’est illusoire et pathétique.

Luc perd toute notion du temps, des événements, de la beauté des choses.

Alors, dans ce monde, il part sans se retourner , il sait maintenant combien le voyage sera bon.

 

 

15 septembre 2019 0 Commentaire

le poids des maux

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Attention à ce que vous dites même si la colère gronde,

Ce qui est dit reste tatoué, notre disque dur a de la mémoire.

Autant que les écrits,  jetés à l’encre indélébile, qui éternellement vagabondent.

Ils inondent leurs cœurs d’un brouillard qui s’épaissit chaque soir.

A l’origine personne ne veut rouvrir la plaie qui déjà suppure,

Pour finalement devenir béante au regard de tous.

Et ils se  sentent  traqués tel  l’animal sans armure.

On parle alors d’extinction de la race,

Celle des grandes Amours, qui disait-on dureraient toujours.

 

 

11 septembre 2019 0 Commentaire

la solitude

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La solitude n’existe pas chantait Léo….

Sache que tu avais tout faux.

Elle peut être un terrible fardeau.

Je te l’écris à toi, tout là-haut.

Tant pis si le temps semble sans mesure,

Il faut bien que je me rassure.

Je peux danser, rire, chanter jusqu’à l’usure.

Jamais, je ne me cacherai derrière l’armure.

Mon humeur varie parfois et bien fol est qui s’y fie.

Dans ma tanière jamais ne me ramollis,

Car j’aime depuis toujours la vie,

Et je sais que je peux compter sur mes amis.

 

9 septembre 2019 0 Commentaire

Oxygène

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Il y a des soirs ou j’ai très froid,

La nuit recouvre mon corps  de maux  qui s’oxydent  et m’enrhument.

Tes monologues,  lames trop mal affûtées,  choient dans le néant  de mes pensées sans remord, ni regret.

 

Il y a des jours ou j’ai très froid,

La pluie tombe sur mes épaules, pour alourdir ce long manteau d’amertume.

Je plonge alors dans un trou noir sournois d’une grande béatitude telle une enclume.

 

Va, sauve-toi, oublie-moi, réveille-toi dans d’autres bras.

Je ne peux plus supporter ces reproches qui font de moi l’hydre que je ne suis pas.

Disparais de mon champ de vision, de ma tête et de mon cœur.

Puisque pour toi, je ne suis que noirceur.

La jalousie et l’envie t’accablent, annihilant  l’avatar que si fort tu désiras.

Tu resteras celui qui voulait être et qui jamais ne sera.

 

Alors, loin de toi, je n’aurai plus froid.

 

 

 

 

1 août 2019 0 Commentaire

Le vent a tourné

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Nous nous sommes tenus la main, longtemps, longtemps.

Jusqu’à ce que je glisse malencontreusement.

Nous avons pris soin l’un de l’autre, tout le temps, tout le temps,

Mis mes pieds dans tes pas et inversement.

Nous avons accroché un cadenas, sur le pont neuf, pensant toujours, toujours.

Échafaudé mille voyages pour préserver tout cet Amour. 

Partagé nos sourires, mélangé nos rires chaque jour, chaque jour.

Mais un matin j’ai écrit le mot fin, sans bravoure.

Maintenant je promène mes souvenirs de la chambre au salon,

Je vais, je viens, je tourne en rond.

Je te voudrais heureux, c’est ce que l’on souhaite aux gens que l’on aime vraiment, vraiment…

Le temps fera mon affaire, je l’espère sincèrement…

Parfois, je voudrais perdre la mémoire des souvenirs merveilleux,

Que m’a laissé la couleur de tes yeux.

 

 

 

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