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24 avril 2015 2 Commentaires

les mots de mon chapeau

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J’ai regardé au fond de mon chapeau tous les papiers que j’avais égarés. Il y en avait des milliers.Certains parlaient du mauvais temps, d’autres des petits moments de la vie. Chacun retraçait un événement heureux  ou malheureux. Des petits maux au gout de larmes  à ceux qui ont du charme. De toutes les couleurs. Jaune soleil pour le bonheur, rose groseille pour le printemps, gris clair pour l’espoir, noir pour les mauvais soirs…Du 80 grammes froissé au carton d’invitation filigrané , du geste d’humeur à l’événement important. Imprégné de votre parfum ou pas, anonyme ou paraphé. Petits ou grands en fonction des choses  à dire ou à taire, pour vous nuire ou vous plaire… De l’envie, de l’ennui. Tous ces petits papiers qui me racontent, qui te racontent, qui suivent les traces de nous. Celles qui s’enfoncent dans le sable, ou dépassent les sommets de ces montagnes toujours trop difficiles à atteindre. Je voulais décrocher la lune et finalement, je me retrouve dans ce présent si contrariant. La feuille sur laquelle j’avais écrit mon souhait de bonheur devait être trop petite  ou l’encre altérable…et je n’ai pas été exaucée. Sur les pages de ma vie, les mots ne vous ont pas tout dit. Il est des secrets que l’on préfère taire et garder au chaud tout au fond de son cœur. Dans les petits papiers de ma vie, l’actualité a sa place et montre que la terre ne tourne plus très rond. Les hommes deviennent fous et les messages d’amour sont édulcorants… on comprend comme on veut , on tue, on assassine. Pas de regret, pas d’empathie. Le monde n’est pas joli, joli.

Alors, pour contrer le mauvais sort, comme un talisman, de ma plus belle plume, je vous écris sur une portée des mélodies portées par le vent. Je grave ici du bonheur en pagaille.  

30 juin 2013 10 Commentaires

Mon premier texte!

Comme je ne jette rien, je viens de retrouver un texte que j’avais écrit il y a fort longtemps, bien avant d’aller sur un blog. Un texte écrit  à l’encre bleue sur un gros cahier jaune aux pages jaunies. Je l’ai lu  à un ami qui m’a dit qu’il avait aimé et qu’il aurait voulu que je développe…Je vous le livre ici… sans en avoir rien changé.

Mon premier texte! dans Textes exist722

 

Il y a longtemps que je rêvais de faire cela : écrire!

Plus jeune, j’ai commis quelques poèmes, résumé quelques films, quelques livres…Et puis, ce matin, j’ai redécouvert mon grand cahier jaune! Les premières pages griffonnées, il y a bien longtemps…J’hésitais quant à l’intitulé : idées sur papier, simples confidences, états d’âmes…mais jamais journal intime! Je n’ai pas de grands secrets, on lit en moi comme dans un livre ouvert.

Longtemps, j’ai voulu être quelqu’un d’autre. Qui? Je ne sais pas. Je n’ai jamais été fan de, ou idole de, mais devenir une autre personne, plus intelligente, plus belle, plus tout…je crois que l’on ne se plait jamais vraiment …
Mais, on grandit, on s’épanouit, on mûrit et aujourd’hui, je me supporte telle que je suis. Je suis MOI. C’est une découverte formidable.(sourire) J’ai découvert que Charlotte était à bien y regarder quelqu’un de finalement assez chouette et surtout de sincère…

Des défauts : affirmatifs! Mais, la perfection ferait de nous des êtres ennuyeux, tristes à en mourir.

La mort, justement, parlons-en. C’est un mot que chacun d’entre nous gère très mal. Quatre lettres qui continueront à faire peur tant que l’on ne saura pas ce qui se cache derrière celles-ci. La mort fait souffrir les corps, souffrir la tête. Elle vous arrache ceux que vous aimez. On la trouve toujours injuste. On lui en veut mais comme on ne peut s’acharner sur trois consonnes et une voyelle, alors on se retourne vers un être qui n’est pas de chair et de sang, mais envers lequel il est tellement plus facile d’exprimer sa colère, son incompréhension des choses. Cet être que d’aucuns vénèrent depuis des milliers d’années! Oui, oui, là-haut, plus haut…

Certains se proclament athées. Ils ne croient en aucune divinité. D’autres affirment ne croire en rien…mais croire en rien n’est-ce pas déjà croire en quelque chose? On s’est tous retourné vers quelqu’un  à un moment extrêmement pénible de notre vie parce que nos questions restaient en suspend…On a tous voulu une explication, un parce que, un car, un comment….cela n’a peut-être pas duré longtemps mais cela est arrivé. Personne n’est assez fort pour rester seul face à lui-même.

Comme il m’arrive aussi parfois, d’avoir envie de croire qu’une bonne fée près de moi viendra gentiment sommeiller, qu’un fantôme viendra me parler de son passé, qu’un prince, qu’une princesse…un peu de magie pour éclairer nos vies.On a tous, enfoui au plus profond de nous même, un rêve…un souhait,  un désir d’enfant. On a beau être sérieux et assumer le quotidien,  une échappatoire est vitale…

Le matin, très souvent, je me rappelle de mes rêves. Mon mari s’amuse même la nuit à me faire parler dans mon sommeil afin que je lui raconte les images qui dansent devant mes yeux…cela le fait rire! Qu’ils soient réels ou fictifs, j’aime me rappeler ces bons moments. Et chaque jour, je fais en sorte de pouvoir m’en créer de nouveaux pour demain sans occulter le temps présent. J’essaie de vivre, VIVRE! Notre vie est ce que l’on en fait! Il faut parfois provoquer le destin, être culotté avec une seule idée en tête : ne jamais blesser son prochain. On ne peut asseoir son bonheur sur le malheur des autres. S’il faut parfois savoir faire preuve d’égoïsme, ce ne doit pas être au détriment d’autrui: JAMAIS! Rien ne vous empêche de rêver, pour un monde plus beau en couleurs, plus moelleux. Provoquez votre bonheur sans détruire le bonheur de l’autre.

Ne restez pas dans votre fauteuil en pyjama devant la télévision, devant votre pc…certains films font rêver, les émissions culturelles nous apportent beaucoup…mais pas tous les soirs. D’autres choses merveilleuses vous attendent…vous pourriez vous découvrir de véritables passions. Vite, car le temps nous est compté et c’est au dehors que vous « le » ou « la » rencontrerez.

Les gens qui animent leur quotidien ont en eux une richesse incommensurable. Ils donnent envie d’aller vers eux, de les écouter, de les connaitre. J’ai passé des soirées formidables en écoutant l’autre se raconter, décrire ses voyages, ses passions…On m’a fait voyager sans pour cela sortir de la pièce…on m’a donné envie…

L’envie est le moteur de la vie!

Si l’on se contente des médias qui enjolivent ou arrangent de fausses vérités dans l’optique de faire du sensationnel: un « scoop », on finira tous par broyer du noir et on ne nous laissera plus penser par nous même.

Laissez-nous croire encore au bonheur, connaitre la paix intérieure. Le monde n’est pas tout noir ou tout blanc. Je sais le terme exact est manichéen. Je veux croire au gris clair. Ne jamais être extrémiste!

Je pense que nous sommes tous un peu fous. Il y a les fous chantants  et les fous violents. Les idéologies quelle qu’elles soient au nom de quelque religion que ce soit n’ont jamais fait des chansons. Si nous voulons que nos mélodies aient des paroles, gardons l’envie, le désir, la foi.

 

Voilà, c’est avec beaucoup d’émotions que je vous livre ce texte. J’ai gardé mes rêves et cette envie de vivre ma vie!

Parfois, la fatigue me gagne car je ne suis qu’un petit bout de femme mais j’ai grand appétit et  jamais je ne renoncerai au bonheur.

10 mai 2013 3 Commentaires

Tendresse

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Qu’est ce que la tendresse?  Un peu d’affection?

Ce qui est certain c’est qu’on en a tous besoin.

Elle lie les êtres, les uns aux autres. Mais, ne fait pas perdre la tête.

Sinon, elle s’appellerait Amour ou passion toute enrubannée de désir.

La tendresse, n’est pas un moment d’égarement.

C’est, quand je prends ta main et que tu me la donnes.

C’est, un baiser sur la joue, une caresse, des bras qui se tendent.

Elle est pour l’ami(e) qui chez nous trouve refuge,

Une écoute, une attention quand il (elle) s’épanche sur sa vie.

Et, les gestes tendres que nous lui prodiguons alors,

Sont empreints de douceur, de délicatesse et d’un profond respect.

La tendresse n’est finalement que le reflet d’une véritable amitié.

Quand je perçois au fond de tes yeux, tout ce qui m’émeut.

 

13 janvier 2013 2 Commentaires

Le retour

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Cela fait bientôt quatre ans qu’elle vit seule, dans son petit village de montagne.

Quand il est parti, la fleur au bout du fusil, il souriait, persuadé de revenir avant Noël.  Il n’était pas le seul à partir confiant alors.

Marguerite n’avait pas eu vraiment peur.

A la ferme, Pierre l’aiderait avant et après la classe. C’était un grand garçon maintenant.

Heureusement, c’était une petite propriété. Peu de terres et peu d’animaux.  La traite des 4 vaches était assez rapide. Les moutons allaient dans les champs. Le cheval était calme et obéissant. Il faisait la fierté d’Armand. La volaille restait dans le poulailler qui était clos et les lapins dans leurs cages.

Dans le verger, quelques pommiers, un cerisier. A eux 2, ils cueilleraient les fruits et les déposeraient dans le garde-manger, à la cave, sous la maison. Ainsi gardés, fruits, légumes, charcuterie…leur permettaient de se nourrir jusqu’à la belle saison. Le plus difficile avait été de  retourner la terre, de faire des sillons et de planter.

Une véritable corvée pour qui n’est pas habitué. Le Paul, frère d’Armand, resté au pays venait de temps à autre. Malheureusement, il avait une grande propriété et une famille nombreuse. Ses visites étaient très brèves. Elle avait fini par accepter quelque argent de sa part car, elle n’avait plus le temps de descendre au marché pour y vendre quelques fromages, des fruits, les paniers qu’elle confectionnait…Elle rougissait toujours quand il lui tendait un billet  mais ne baissait plus la tête. Armand reviendrait et lui rendrait sa générosité au centuple.

En attendant, elle faisait de son mieux. Pour Pierre, elle gardait le sourire, cuisinait, racontait les histoires qui le faisaient voyager. Il était brun comme son père. Une belle chevelure épaisse. Coupés courts, dressés sur la tête, ils laissaient apparaître de beaux yeux verts, coquins et rieurs . Tous les enfants devraient avoir ce regard merveilleux, plein d’espoir et de vie. Il portait une blouse marine pour aller à l’école, un pantalon et d’imposantes galoches. Un pull, l’hiver et un maillot, l’été!  Loin des vitrines et de la mode, le principal étant  d’avoir bien chaud. Dès qu’il aidait sa mère, c’était short à bretelles et bottes! Pas question de se salir. Il posait souvent des questions sur son père mais les nouvelles du front étaient rares. On savait qu’à Verdun, dans les tranchées, les nappes de chlore brûlaient les yeux. De nombreux soldats avaient des problèmes respiratoires. Ils avaient froid, ils avaient faim, ils avaient continuellement la peur au ventre. Plus tard, lors de l’offensive du chemin des dames, certains essayèrent de résister. Les poilus  ne voulaient plus combattre, servir de cible en première ligne.  Armand avait-il été de ceux-là? L’avaient-ils fusillé pour insubordination?

Les journaux donnaient plus de renseignements au sujet des alliés.

Deux ans, qu’elle n’avait pas reçu de lettre.

Mais, Pour Pierre, elle cachait son inquiétude. Si Armand ne revenait pas, elle vendrait la ferme et retournerait travailler à la lainière, en ville. Des journées longues et difficiles mais un salaire à chaque fin de mois et une maison plus confortable.

Quatre ans qu’elle n’était pas allée chez le coiffeur. Quatre ans qu’elle s’habillait chaque matin de la même manière. Les traits tirés, dans le miroir, elle se disait que sa beauté s’en était allée et que  les rides apparues témoignaient de ces années de solitude, de ces années de labeur sans que jamais personne ne lui apporte un peu de chaleur.

Parfois, ivre de fatigue, dans son grand lit froid, elle s’offrait un petit plaisir solitaire. Elle fermait les yeux pour mieux imaginer les caresses qu’Armand lui offrait autrefois…Armand, comme elle l’avait aimé…

Et, ce fut la victoire. Les hommes revenaient petit à petit. Les blessures étaient profondes. Certains étaient défigurés et faisaient peur à leur propre famille. D’autres, souffraient de problèmes pulmonaires, de membres sectionnés, mutilés… Ils rêvaient haut et fort ou plutôt, cauchemardaient.  Le retour à la vie normale, demanderait de l’adaptation, d’un côté comme de l’autre.

Un matin, en juillet 1919, un homme grand et maigre franchit le portail de  la petite ferme. Pierre n’était pas en classe ce jour là. Il regarda l’homme, celui-ci lui sourit. Mais l’enfant courut vers sa mère, apeuré. Celle-ci prit le fusil dans la cuisine et se dirigea vers l’entrée de la maison. Elle tremblait. Une femme seule ne peut se défendre.

Elle avançait tout doucement, cachant sa peur.  Plus la distance raccourcissait, plus elle tremblait.

Enfin, quand elle fut à quelques pas de l’homme, elle ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit. Elle reconnut enfin  l’homme, son homme, Armand, amaigrit mais entier! Il lui était revenu, alors que l’espoir l’avait quittée. Elle se jeta dans ses bras. Ils se serrèrent très fort et très longtemps,  jusqu’à ce qu’une petite voix d’enfant se fasse entendre : » dis maman, c’est qui le monsieur? »

Tous deux se retournèrent et elle lui répondit :  » c’est ton père »

Pierre ne reconnaissait pas son papa mais devant la joie de sa maman, devant tant de larmes aussi, il sut qu’elle disait vrai.

La vie parfois est une parenthèse qui se referme dans la joie…

 

 

11 janvier 2013 1 Commentaire

Ce soir

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Ce soir à cette table, je devrais me sentir bien.

Non, il n’en est rien. Ils sont tous là, autour de moi mais je suis seule. Je me sens seule.

Je les entends, ils font du bruit, mais les mots qui pleuvent n’arrivent pas à mes oreilles. Dans mon coeur, il fait  noir. Et je cherche désespérément le chemin vers la lumière.

Je me renferme un peu plus chaque jour. Et, je sais que ce n’est pas bon. Je dois garder les yeux ouverts.

Quelle est cette mélancolie qui semble prendre possession de mon corps tout entier?

Plus d’envie…

J’aimais courir à travers champs, chanter  à tue-tête, hurler de rire…j’aimais vivre.

Le désir m’a quittée. Que vais-je devenir?

 

Voilà, il est des appels au secours que Tania  lançait, comme des bouteilles à la mer… Elles s’échouaient quelques instants sur le sable.  Puis les vagues de leurs bras puissants les reprenaient pour les envoyer au beau milieu de l’océan, là où seules les sirènes sont encore à l’abri.

Les appels au secours dont l’écho se perd dans les montagnes, deviennent si lourds à porter que certains parfois prennent la fuite pour ne plus jamais revenir.

C’est le chemin que choisit Tania, un soir de janvier.

Pensait-elle que, dans cet autre pays, la vie serait plus jolie?

Personne ne le sait car de cet endroit on ne revient jamais.

Beaucoup de ses amis ont affirmé qu’ils n’avaient pas su lire entre les lignes…les cris d’alarme s’écrivent en lettre capitale sur les murs de la vie.

Pour quelques temps, ils auront mal au coeur…un petit pincement, à peine une douleur.

Tania, il y en a des milliers comme toi…

Alors pour toi, je regarderai désormais avec mon coeur et si, les mains tendues, je sauve celui-là…ce sera déjà une victoire.

 

 

 

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