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6 novembre 2013 2 Commentaires

N’importe quoi! Mais, je me suis bien amusée…

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Avoir la tête dans les étoiles, être dans  la lune, rêver.

Ou avoir les pieds sur terre et les garder bien ancrés dans la réalité?

À cœur vaillant rien d’impossible.

Tout, pour éviter d’avoir le moral à zéro, prenez-en de la graine.

Même s’il faut pour cela abattre ses dernières cartes, et que ça fait un mal de chien.

Être tout feu tout flammes, et prendre garde  à ne pas mettre son doigt entre le marteau et l’enclume.

Être copain comme cochons sans éplucher les écrevisses.

Ne mettre personne sur la sellette au risque de se retrouver chocolat.

Ne soyez pas dur  à la détente, il est de jolies métaphores qui veulent dire beaucoup,

Qui valent les mots dits entre la poire et le fromage.

Se mettre sur son trente et un et vous en boucher un coin.

Le temps d’une soirée, être comme cul et chemise,

Sans jamais être le dindon de la farce.

Enterrons la hache de guerre, sans en faire tout un fromage.

J’éclaire votre lanterne, en catimini, j’envoie chez plumeau les  collets montés,

Et tant pis si je ne suis plus dans vos petits papiers.

Ce que j’écris est à dormir debout!

Souriez car le petit oiseau va sortir,

Ne prenez pas vos vessies pour des lanternes,

Il ne s’agit pas de chercher une aiguille dans une botte de foin.

Si vous ne voulez pas me pogner les nerfs, ne vous fourrez pas dans cette galère.

On ne saurait plaire  à tout le monde et les 36 raisons d’Arlequin ne sont point valables,

Vous risqueriez de voir la lune  à gauche, cela m’est hoc.

De quoi voir des dragons noirs, un de ces quatre.

Confessez votre dette si vous voulez connaitre un grand dessein.

Vous êtes  à cul, j’en suis fort aise.

Vous n’êtes pas dans le secret des Dieux et vous dites sauve qui peut!

Si vous remuez le couteau dans la plaie, je mettrai mon chapeau de travers.

Je vais vous envoyer au paradis avec votre gueule d’empeigne,

Vos histoires  à dormir debout  et votre haleine de Saint Colomban,

Vous passerez une nuit blanche, la situation est saumâtre,

Ne vous en prenez qu’à vous même, quand vous serez jeté aux lions.

À bailler foin en corne,  vous n’aurez pas sauvé les meubles,

Il n’y a plus qu’à piquer le bahut!

 

 

 

 

 

 

 

2 novembre 2013 6 Commentaires

Péril en la demeure

 

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Elle se lève le matin et son premier geste est d’attraper la bouteille de gin. Elle titube, plus jamais ne marche droit.

Penser? Elle ne sait même plus ce que cela signifie. Une cigarette au petit déjeuner, deux paquets  à la fin de la journée.

Sa maison ne ressemble  à rien. Elle ne dort même plus dans sa chambre.  Des draps négligemment jetés, sur le canapé, des draps froissés. Des rêves  ou des cauchemars? Elle n’a plus aucun souvenir. Ceux, qui hier encore essayaient de refaire surface, elle les a jetés au panier. Elle s’enfonce dans le noir de la nuit. Une couleur sombre dans les bras de l’oubli. Noyée dans sa solitude, elle n’a rien ni personne  à qui s’accrocher . Les dernières photos de sa vie, elle les a brûlées dans la cheminée. Il ne reste rien.

 Sa porte est fermée  à clé. Quand John l’a quittée après la disparition de leur bébé, le monde entier s’est écroulé. Elle ne demande rien  à personne. Elle attend la fin. Elle n’a pas réussi  à dépasser le stade de la culpabilité. Alors, elle s’inflige des blessures mortelles. 

Quand tout a basculé, tel le Titanic, elle a sombré dans des eaux glaciales. Elle n’entend plus son coeur battre, juste ses oreilles qui bourdonnent et ça fait un mal de chien. 

Les plantes, elle les a laissées crever! On ne distingue plus le poisson rouge, tant l’eau du bocal est trouble. Elle n’a pas payé ses factures et la maison ne lui appartient pas. Elle finira dans la rue. C’est peut-être ce qu’elle veut. Elle aura alors l’impression de disparaître aux yeux du monde. De toute façon, plus personne ne s’intéresse  à elle.  Son corps est si lourd  à porter. Et ce dégoût d’elle même est insupportable. Elle ne s’alimente plus, ou si peu…la mort rôde tout autour de chez elle. Si elle passe le seuil, elle l’emportera sans que personne ne s’en étonne. Et ses mémoires  d’outre-tombe,  ne seront jamais aussi réjouissantes que celles de Chateaubriand. Juste l’histoire d’un Amour assassiné, d’un rendez-vous manqué dans ce monde individualiste…

.Quand elle sera de l’autre côté, qui pourra se dire qu’il n’a rien fait? Personne ! Seule, elle s’est emmurée…et on l’a oubliée. La souffrance des autres nous ramène  à notre propre souffrance alors, on feint l’ignorance…c’est plus facile. 

 

24 octobre 2013 3 Commentaires

Fanny, à petits pas.

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Elle  marche le long de la plage. Elle pourrait tout aussi bien être ailleurs, ses yeux prennent un bain dans ses souvenirsSon corps va bien, c’est sa tête qui déménage. Dans sa vie, un malaise, elle perd pied. Elle avait gravé sur son cœur deux lettres affamées. Il semblerait que le temps peu à peu les ait dévorées. Telle une guerrière féroce, elle a combattu avec force. Mais, il est des éléments contre lesquels, toute bataille est perdue d’avance. Alors, sur cette plage, elle est venue respirer. Juste y voir un peu plus clair afin de pouvoir aller de l’avant, à nouveau.

Avec un bâton, elle trace des mots que les vagues viendront effacer. Elle écrit et c’est éphémère  :  VIVRE, LIBERTÉ, RESPIRER, PERSONNALITÉ, AMITIÉ, PARTAGE… et plus elle écrit, plus les mots viennent  à elle. Ils jaillissent comme les éclairs dans le ciel, un soir d’orage. Ces  vocables ont un sens, ils sont la réalité. Fanny avait dû se perdre au détour d’un sentier. Il semble qu’elle se réveille  et qu’elle domine enfin l’autre! Celui qui la fait culpabiliser sans cesse,  lui renvoie une image médiocre d’elle-même.  Le vent murmure  à son oreille :   »Fanny, tes amis te disent que tu es belle au dedans, au dehors, alors, écoute-les et reprends confiance…  »  

C’est toujours plus facile  à dire qu’à faire et cela Fanny le sait bien. Elle puise en elle toutes les forces dont elle dispose afin de garder la tête haute. L’amour finalement n’est pas éternel. Elle reçoit cette amère constatation comme une gifle. Ses jambes tremblent. Elle se laisse choir sur le sable tout humide. Ses yeux versent des bouillons de larmes. En cet instant, elle voudrait mourir. Mais, elle voudrait vivre aussi  et tout cela se bouscule dans sa tête. Alors, elle crie… elle crie de toutes ses forces! Des mots incompréhensibles, des onomatopées qui traduisent ses maux. Ces sons déchirent les tympans, les cœurs aussi.

- Fanny, pleure, jusqu’à ce que tu n’aies plus de larmes… Avec ton chagrin, tes mauvaises pensées partiront aussi. Tu auras l’impression de n’avoir jamais autant souffert, et pourtant, crois-moi, il est d’autres douleurs plus insupportables encore.  

Mais, quand on a mal à l’intérieur, on  se croit seule au monde…on n’arrive plus  à faire la part des choses, on se croit perdue.

 L’amour finalement n’est pas éternel. 

Pourtant, dès le plus jeune âge, on y croit. Les films, les livres… ne parlent que de cela…L’espoir, voilà le mot qu’il fallait écrire sur le sable et en très gros se dit Fanny. C’est lui qui fait renaître des cendres les désirs enfouis, les  actes manqués, les rêves déçus. L’espoir donne des ailes puisqu’il laisse penser que tout est possible, que tout est réalisable, et qu’un amour déchu peut en cacher un autre…tout beau, tout neuf, différent…

Chaque mot a son pluriel et si les Amours deviennent féminines quand elles vont par deux, alors, peut-être y a-t-il une raison se dit Fanny entre deux soubresauts. Il faut bien croire, un peu…

Elle se relève, regarde la mer, et soupire simplement :

- le monde est beau.

 

10 juin 2013 7 Commentaires

L’argent ne fait pas le bonheur

Tiré d’une histoire vraie.

L'argent ne fait pas le bonheur dans textes courts main-tendue

J’habitais  à l’entresol. Un immeuble bien comme il faut. Je fis la connaissance de S. et de son petit garçon. Elle était enjouée. Elle ne sortait  jamais de la salle de bain sans son rouge  à lèvre rose bonbon. La chevelure en pétard, un jean sur les fesses, un petit foulard autour du cou. Elle me faisait rire. Son fils H. était asthmatique. A trois ans, il ne parlait pas. Le médecin affirmait alors qu’il ne parlerait que le jour où il serait capable de faire des phrases complètes…qu’il avait du caractère et qu’il ne voulait pas ânonner…et il avait raison. Je me souviens encore de la 1ere fois où il cria mon prénom par dessus le balcon, m’invitant  à boire un café… (Sourire)

Les semaines passèrent et je rencontrai enfin B., son mari. Il n’était pas  grand mais très nerveux. Il avait déjà un poste  à responsabilité et le caractère qui allait avec. Il avait pu accéder  à ce poste grâce  à elle qui lui avait payé ses études. Elle était caissière chez L.

Très vite, je me rendis bien compte qu’elle s’ennuyait. Il voyageait beaucoup et elle se sentait seule. J’étais son « sauveur » affirmait-elle. Elle descendait souvent les deux étages qui nous séparaient et vice versa. Ensemble on disait les pires bêtises…quelle rigolade alors!

Pourtant, un jour, elle céda aux avances d’un ancien copain. Elle s’apprêtait  à partir mais B. kidnappa son fils. Il ne lui rendrait que si elle restait  à ses côtés. L’amour d’une mère est si intense… qu’elle décida de regagner son foyer. Son fils était tout simplement chez une amie du couple qui avait choisi d’être du côté de B.

Ils déménagèrent.

B. avait de plus en plus de responsabilités.

Ils eurent un second fils, P.

Elle continua sa vie en solitaire pendant une vingtaine d’années. Les maisons secondaires au bord de la mer, l’opulence, l’argent…ne la rendirent pas plus heureuse.

Un jour cependant, alors que les absences de B. se prolongeaient, elle engagea un détective privé. Ses doutes se confirmèrent. B. menait une double vie. Il vivait avec une autre femme à Paris, plus jeune…S. dira même, réaction de femme blessée, « plus jolie, plus sexie »…elle était tellement dépitée.

Elle décida alors d’entamer une procédure de divorce.

Ce fut long mais, l’avocate fut efficace! Au bout du compte, des milliers d’euros de pension alimentaire…

                                                  ————————————

S. rit et pleure à la fois…Elle est  à l’abri du besoin. Son cœur est en 1000 morceaux. Elle a l’impression d’avoir gâché sa vie…sa vie sentimentale surtout car elle ne regrette nullement ses deux enfants.  L’argent ne fait pas tout…comment être certaine que sa prochaine relation n’en voudra pas à son patrimoine ni  à son porte-monnaie…Elle se sait influençable et la nuit, seule entre ses draps, elle pleure toutes les larmes de son corps.

Parfois, elle doute de son choix. Aurait-elle dû se taire et continuer sa vie de couple? Finira-t-elle seule? Les médicaments qui se superposent sur sa table de nuit traduisent son mal être.

Son fils aîné a quitté la maison, le second est en pension. La maison est trop grande…

Et son cœur qui est immense, est vide.

Elle éprouve aujourd’hui une véritable haine pour son ex-mari. Cependant, elle sait que leurs chemins n’ont cessé de s’éloigner depuis le début. Il est monté dans la hiérarchie. Elle ne travaillait qu’occasionnellement comme vendeuse ou caissière…ils ont fini par ne plus avoir que peu de choses à se dire….et même rien.

Quand les chemins vont dans des directions opposées…que la route est longue…de solitude, d’égarement, de doutes…et celui des deux qui reste garde un regard amer sur la vie.  Il rêverait de tout effacer afin de pouvoir tout recommencer en plus grand, en plus beau, en plus joyeux…entendre son cœur battre, et vivre!

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4 juin 2013 10 Commentaires

Quelque part. Pour Carrelapresad

Quelque part.   Pour Carrelapresad dans textes courts john_william_waterhouse_the_lady_clare_study

John William Waterhouse The Lady Clare

Elle se promène sur ce chemin qui s’arrête  à l’orée du bois. Puis, fait demi-tour et revient vers la maison. Elle s’arrête un moment près de l’enclos, là où trottent les chevaux. Parfois, ils viennent jusqu’à elle pour une tendre caresse…Et puis, elle rentre enfin et va s’asseoir dans le petit salon. Elle vit seule depuis si longtemps qu’elle en a oublié  la pendule. D’ailleurs, celle-ci ne fonctionne plus depuis des semaines. Elle vit au rythme des jours, suit la course du soleil…Veuve  depuis l’âge de 20 ans, à cause de cette fichue guerre, elle ne veut pas se remarier car, elle devine que ce ne sera pas la dernière. Elle  n’a pas encore trente ans et déjà elle sait qu’elle n’aura pas d’enfant. Ce monde est trop cruel et le chemin trop biscornu. Ce ne serait pas un cadeau à faire que de donner la vie, elle en est persuadée.

Constance est une jeune-femme fine et élégante. Un port de tête altier. Des yeux bleus dans lesquels on aimerait plonger, un sourire à tous nous réconcilier. Elle ne revêt le pantalon que pour monter  à cheval. Ses cheveux longs toujours relevés lui donnent l’air d’une institutrice, métier qu’elle détesterait par dessus tout. Il ne lui manque que les lunettes! Lorsque le soir, elle libère ses cheveux sur ses épaules, elle ressemble à un tableau de John William Waterhouse. Une jeune femme  à la peau blanche et aux courbes parfaites. Un air romantique qui ferait tomber  à genoux même le plus impassible des hommes. Une beauté à nulle autre pareille…mais, une beauté esseulée.

Cette nuit là fut une nuit de pleine lune. Constance, près de la cheminée dégustait un verre de vin blanc. Les sens quelque peu en émoi, elle lisait le Marquis de Sade. Le corps alangui sur le sofa, les épaules dénudées.

C’est  à peine si elle remarqua le petit bruit que fit la porte en s’entrouvrant. Un homme apparut qui fit une révérence, chapeau à la main. Elle ne parut pas surprise. Il était élégant. Ce fut comme si elle avait toujours su qu’il en serait ainsi.

Il s’approcha d’elle dans la pénombre et doucement lui prit la main, qu’il baisa. Un tendre baiser, qui effleura  à peine sa peau déjà brûlante et qui la fit frissonner de plaisir. Elle ne le connaissait pas mais déjà devinait qu’elle lui appartiendrait éternellement.

Quand il approcha sa bouche de son cou, elle n’opposa aucune résistance. Ses dents la pénétrèrent et un petit bruit de succion se fit entendre. Il prenait possession d’elle, tout doucement. Ce fut alors comme si leurs corps se mélangeaient. Il pénétra ses pensées et elle fit de même. Les mots étaient inutiles.

Ils s’endormirent paisiblement l’un près de l’autre, après avoir connu le plaisir.

Il lui murmura qu’elle souffrirait un peu les premiers temps, qu’elle devrait s’acclimater  aux changements de son corps, mais, qu’ils seraient ensemble éternellement.

Déçue dans cette vie, puisqu’on lui avait enlevé trop tôt son amour de mari , elle lui sourit et à son grand étonnement, ce fut elle qui le rassura.

- »Votre monde ne sera pas celui des ténèbres mais bien une révélation pour moi. Peu importe où je vis, si  cela reste conforme à mes rêves, si je reste libre de mes actes. Je ne serai plus seule et les larmes,  reflets de mes souvenirs trop cruels ne couleront plus. Vous êtes venu me chercher et je vous en remercie. Je m’ennuyais ici et le monde m’est devenu étranger. J’avais grand besoin d’air.  »

L’homme ouvrit grands les yeux. D’ordinaire, il faisait peur et on rejetait son monde. Avait-il enfin trouvé la reine de ses nuits? Son teint pâle contrastait avec la rougeur de ses lèvres…au royaume des vampires, elle serait adulée. 

Dissemblables et pourtant si complémentaires…ce serait donc cela l’Amour….

Il est de belles rencontres qui se font par le plus grand des hasards…il suffit seulement d’y croire.

ar3mb dans textes courts

 

 

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