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25 janvier 2015 0 Commentaire

Amanda, d’ici ou d’ailleurs.

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Amanda ne respire plus, le ciel est entré dans ses yeux,

Mais, il arbore une couleur qui n’a plus rien de bleu.

Le temps semble suspendu sur cette scène que l’on grime.

Le rouge  à lèvres disloqué n’a plus rien de légitime.

Des mains suppliantes et un corps distendu qui pleure,

Toutes  armes dehors,  des larmes qui dedans demeurent.

 

Amanda a cessé de lutter, l’affrontement était inégal.

Dès  l’aube, le soleil apportait  le vide abyssal,

D’un Amour incompris qui venait de s’évanouir.

Avoir alors irrémédiablement envie de fuir et de se flétrir.

Le renoncement est plus difficile qu’on ne  le croit,

La chute brise les os d’un souvenir pas si lointain,

Des sentiments au goût de d’inachevé, et puis plus rien…

 

Amanda repose là où les étoiles viendront la cueillir,

Délaissant la poussière, préférant la lumière, elle a oui dire,

Que de là-haut tout était plus beau.

Alors en dedans, fera-t’il  enfin  chaud ?

D’oxygène n’aura plus besoin, de paraître encore moins.

Elle rejoindra l’immensité  sur le fil d’un rasoir éteint.

 

Amanda n’aura plus jamais peur de son coeur chamailleur.

Elle hurlera à perdre la voix, sa souffrance aux anges moqueurs,

Et le ciel retrouvera un semblant d’azur tendrement bleuté,

Des lendemains enchanteurs  inespérés.

Le miroir n’est que l’autre côté de soi-même,

Il n’y a pas de face cachée, encore moins d’anathème.

 

 

 

 

20 janvier 2015 4 Commentaires

Babette

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Tu as quitté tes chaussures et pieds nus, tu as marché droit devant.

Tu leur as dit que tout cela n’était pas pour toi.

Ils ont bien ri et t’ont laissée passer devant,

Puis ils t’ont maudite car c’était la première fois,

Personne n’avait jamais osé leur tenir tête.

Aucun de ceux-là n’avait bravé leurs lois.

Et tu l’as fait, tu voulais sauver ton âme, Babette.

Tu as fait glisser ta robe sur tes hanches et tu as continué à avancer,

Tu étais nue, toute nue, de la tête aux pieds.

Ils  n’ont jamais compris et ne comprendront jamais.

Quand on est libre peu importe l’apparence.

C’est au dedans que tout se passe.

Il y a un déclic, puis un compte à rebours,

Et alors, plus rien ne peut te retenir.

Il t’a fallu du courage pour dire adieu à tout ce luxe,

Mais la cage était bien trop petite.

A l’instant même où tu as regardé au dehors,

Tu as compris que tout cela n’était que du vent.

Là, où ils accrochaient des sourires, il n’y avait que du mépris.

Tout était si intensément intentionnel, tout enrobé de miel…

Tu as fait un choix, celui d’être libre !

Libre d’agir, de penser, de parler, de rêver, d’aimer…

C’est un petit bonheur tout neuf qui est venu à toi,

Tu lui as pris la main et tu as crié :”c’est pour moi !”

Tu as claqué la porte et toute légère tu es partie.

 

Alors Babette, quand je doute, je pense à toi.

Je regarde autour de moi et les gens que je vois,

Sont mes copains, ma famille, mes amis…

Des gens que j’aime et qui m’aiment.

Et là Babette, je sais que je n’ai pas fait fausse route.

Même si tu as disparu, je marche à tes côtés.

C’est ma façon à moi de te dire que je ne t’ai jamais trahie.

Je ne pense pas te revoir un jour,

Tu as fait un trait sur le monde d’autrefois,

Mais, j’aime à penser que tu ne m’as pas oubliée.

30 décembre 2014 3 Commentaires

Demain

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Je pensais que demain nous ferait aller bien, que nous surferions sur la vague de notre Amour.

Mais, le temps passe et les souvenirs qui s’amoncellent perdent de leurs atours.

Cette attente est interminable même si je glisse mes petits pieds dans tes grands pas.

Les heures durent  et les journées d’une longueur insaisissable dévastent le « la ».

Cette note, au diapason de mon coeur qui chante « je t’aime » parfois fait dissonance.

Alors, je cache mes yeux pour pleurer dans l’ombre d’un miroir qui dévoile ma malchance.

Je me fais toute petite jusqu’à disparaître, n’en serait-il pas mieux ainsi ?

Il est des faits et gestes qui annoncent l’hallali, d’autres plus sombres qui mettent à genoux.

Quand la bête traquée ne sait plus comment sortir des bois et que les issues deviennent floues.

Comment penser  à demain et se dire alors que tout ira bien ?

Nous ne sommes que des personnes ordinaires qui aimeraient marcher vers la lumière.

Seuls les anges réussissent à le faire, moi je n’y vois plus clair.

Les sentiments aussi forts soient-ils peuvent connaître la débâcle,

Quand  tout à coup le ciel s’assombrit et que s’éloigne le miracle.

Alors, le coeur saigne atrocement et se déverse dans le ruisseau,

L’animal tombe dans un bruit de pourquoi, comme coulent les vaisseaux,

Du royaume des vaincus, au milieu de l’océan.

Demain.

28 novembre 2014 3 Commentaires

Dans ma bulle

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Quand le présent me fait mal, si mal jusqu’à perdre l’envie, je me réfugie dans ma bulle où je me crois  à l’abri.

J’occulte le monde, j’ignore le bruit, dans ma solitude je guéris, doucement, je reviens à la vie.

Je dessine des fleurs sur mes rêves , j’expire ma douleur pour l’envoyer loin de mon coeur.

J’exècre le temps qui s’emploie avec acharnement à faire durer les heures empesées de noirceur.

Je déteste ces tempêtes qui chamboulent mes sourires croissants de lune,

Je n’ai plus goût  à rien et tout me manque pourtant, quelle infortune.

Immense tristesse quand on vient  de faucher l’espoir,  la vie elle-même devient  dérisoire.

Les blessures de l’âme n’ont aucun charme, il n’existe pas d’anti-inflammatoire,

Alors, je reste dans ma bulle et je me repasse le film des jours heureux,

Cette dernière phrase sonnant comme un adieu…

 

 

 

 

 

29 septembre 2014 1 Commentaire

Les sanglots longs.

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Il est des journées de toute beauté, mais elle sont rares.

Et des heures qui durent comme jamais, insoutenables.

Il est des mots qui soulagent le coeur et l’esprit, tel un doux nectar.

Et des maux qui tuent,  malmènent et transpercent, c’est abominable.

Dans ma folie j’avais oublié le doute et les erreurs,

Je voulais vivre mon Amour, égoïste et sans peur.

Mais le temps souvent rattrape les histoires incroyables,

Il met un verrou à la clepsydre qui goutte, c’est inexorable,

On croit que le monde nous appartient,

Et finalement, il n’en est rien.

A quoi bon se battre si comme Don Quichotte,

Au bout du chemin tout n’est que poudre de perlimpinpin.

Car à mon oreille, je l’entends déjà qui chuchote,

L’arrivée en gare, et du voyage la faim…

A moins que mon appétit ne s’épuise à écrire le mot fin.

 

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