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1 mai 2015 6 Commentaires

Notre amitié

Ton amitié est pour moi un coin de ciel bleu,

Du soleil en barre pour les jours malheureux.

Ton regard qui se pose sur le mien, m’assure que tout va bien.

Tu demeures  une oreille compatissante dans mon quotidien.

 

Mais, l’amitié, c’est aussi de l’Amour,

Du partage avec plein de roses autour.

Des petits mots qui font du bien  à l’âme.

Des gestes, des actes, sans aucun amalgame.

 

Je me raconte et tu  dévoiles des brides de ta vie,

Joyeuses ou  ténébreuses au gré de nos envies.

Jamais de jugement, juste de l’attendrissement.

Le temps a passé mais les souvenirs sont bien  présents.

 

Quel bonheur de pouvoir partager ensemble ces moments,

Toi, les pieds dans l’eau, la tête dans les nuages, rêvant,

à des contrées lointaines sans aucune peine…

Mais toujours, la réalité te ramène,

Vers ta douce amie,

Pour toi, je suis cette étoile qui luit.

 

 

 

27 avril 2015 1 Commentaire

Questions,

Les questions.

Me demander si du plus froid des cœurs
J’ai cru fléchir la longue indifférence ;
Au seul plaisir si donnant quelques pleurs
J’ai cru jouir du prix de ma constance ;
Si, me berçant d’un penser si flatteur.
Avec la peine un moment j’ai fait trêve ;
Me demander si je crois au bonheur,
C’est me demander si je rêve.

Me demander si j’ai désespéré
De voir finir les chagrins que j’endure ;
Me demander si mon cœur déchiré
À chaque instant sent croître sa blessure ;
Si chaque jour, pour moi plus douloureux,
Ajoute encore aux ennuis de la veille ;
Me demander si je suis malheureux,
C’est me demander si je veille.

Me demander si, fier de mon tourment,
Je viens baiser la main qui me déchire ;
Si je désire autre soulagement
Que de mourir d’un aussi doux martyre ;
Si, moins l’espoir en amour m’est donné,
Plus constamment en amour je persiste ;
Me demander si j’aime encor Daphné,
C’est me demander si j’existe.

Écrit en 1790.

Antoine-Vincent Arnault.

Chevalier de la Légion d’honneur
Auteur dramatique
Fabuliste
Poète
26 avril 2015 1 Commentaire

Vivre sans

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Goutte de pluie ou de rosée,   cruelles larmes qui glissent le long des joues.

Si elles n’ont pas d’odeur, certaines font plus mal que le supplice de la roue.

Elles sont l’image du coeur, qui trahi, souffre jusqu’à l’agonie,

Emprisonné par des chaines au gout d’acier, qui provoquent l’ennui.

Manque d’oxygène, angoisse, terreur de la vie,

Rien n’y fait, il est si petit parmi tous les graffitis,

Qui  l’insultent et l’avilissent à grands coups de pourquoi,

Lui faisant irrémédiablement perdre la foi.

Il suffirait d’une étincelle ou d’un pas,

Pour qu’enfin il le suive là-bas.

Son  Amour, impatient, a coupé le lien,

De leur fusionnelle union,  ils ne faisaient qu’un.

Goutte de pluie, de rosée ou cruelles larmes qui glissent le long des joues.

Si elles n’ont pas d’odeur, certaines font plus mal que le supplice de la roue.

Elles gravent en nous des blessures inaltérables,

Jusqu’à rendre chaotique le chemin,  c’est irréparable.

L’embranchement où  malgré soi, les routes se séparent.

Un adieu cruel, un gâchis monumental,  comme un départ.

On referme la porte et on jette la clé.

La rivière des sentiments, à jamais asséchée.

 

 

23 avril 2015 4 Commentaires

Une plume

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La plume bleue se désolidarise du corps de l’oiseau et s’égare.

Légère, elle ne peut lutter contre les éléments qui de son hôte la sépare.

Le vent s’engouffre et la fait frissonner puis l’emporte à petits pas endiablés,

Dans une danse étourdissante au souffle violent qui fait la tête tourner.

Souriante, curieuse, elle cède  à la tentation  de voir  le monde de si haut.

Quand soudain le vertige la prend et la peur en son ventre joue allegretto

Une musique de Bohême aux paroles exacerbées, crachant l’horrible vérité :

Plus jamais elle ne pourra s’en retourner.

Alors la plume comme une voile, dans un dernier effort se tend,

Pour aller encore plus loin, là où on ne regrette rien, pas même le temps,

Le soleil ou l’horloge du coeur, le tambour et les pas de géant.

Avant de songer  à mourir, elle veut boire le présent goulûment,

Tant de choses  à voir, tant de choses  à voir, tant de choses  à voir…

21 avril 2015 2 Commentaires

Une vie

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Aura-t’on assez de toute vie pour s’exprimer ?

Allez butiner dans le champ d’à côté et chanter  à la lune si le coeur nous en dit ?

Sommes-nous  à ce point épris de liberté,

Qu’imaginer sans vivre et juste frôler, nous enverrait au royaume des maudits ?

Je ne suis qu’une bulle de savon, fragile mais gracile qui vole sans raison,

Vers un ailleurs qui aurait le parfum des roses et le goût sucré du miel.

Je ne suis qu’éphémère, et pourtant je chante des chansons,

Qui donnent chaud au corps et nourrissent d’un espoir artificiel,

L’encoignure de vos lèvres et les rides de vos yeux rieurs.

Je ne suis qu’un souffle sur votre vie espérant des jours meilleurs.

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