Archive | Poésie Flux RSS de cette section

23 juin 2020 0 Commentaire

C’était toi

 abstrakte-kunst-buntes-aussehen

On peut se tromper de chemin sans jamais se mentir.

Croire au bonheur l’espace d’un instant alors que doucement il vole ailleurs.

On croit aimer que déjà, sans prévenir, s’éloigne le plaisir.

Dire pour toujours, et sans s’y attendre perdre l’élan de son coeur.

L’amour est un sentiment incertain.

Qui peut anéantir  lorsqu’il rebrousse chemin.

Pourtant, on ne lui résiste jamais,

Il est si bon de vaciller…

Un jour, pourtant, au détour d’un regard,

Le long d’une phrase, l’espace d’un geste

….tu es et resteras.

 

27 avril 2020 0 Commentaire

La folie de l’homme

71QkSn0oCTL._AC_SL1164_

Nous voici devant un caprice de l’histoire.

Enfermé chez lui par la force des événements,

L’homme a perdu la mémoire.

Il tente un voyage dans le temps.

Mais rien n’y fait, il se refuse  à comprendre.

La planète qu’il trouvait fort  à son goût,

Il la trahit jusqu’à la réduire en cendres.

Ses trésors ne valent plus un clou.

 

Le soleil lui brûle chaque jour un peu plus la peau

Mais le capitalisme l’emporte sur les idéaux.

Aie, sauve-moi, je pars en morceaux.

Même les icebergs ont trop chaud.

 

Il avance  à grands pas de désespoir,

En direction de son non avènement.

Sans même avoir le temps de dire bonsoir,

Il se retrouvera projeté dans le néant.

L’Amour ne l’a pas rendu plus tendre.

De son prochain, il se fiche peu ou prou.

Aucun compte, jamais il ne veut rendre,

L’homme serait-il donc devenu fou ?

 

Le soleil lui brûle chaque jour un peu plus la peau

Mais le capitalisme l’emporte sur les idéaux.

Aie, sauve-moi, je pars en morceaux.

Même les icebergs ont trop chaud.

 

 

 

 

31 octobre 2019 0 Commentaire

ressentir

 

bouche-sensuelle

Ressentir ton corps  et faire en sorte que tous mes sens soient en éveil.

Sentir sous les caresses données  combien ta peau est douce  à souhait,

Te goûter et savourer  le sel qui pigmente nos vies aromatisées.

Respirer et savoir quand tu approches, me délecter de ton parfum comme de ta fraîcheur.

Mes yeux qui te dévorent encore et encore te murmurent combien avec toi c’est ailleurs.

Un endroit où tout fleure  bon le bonheur, l’envie et le meilleur.

Au creux de ton épaule, je m’endors sereine,

Dans ton cou je dépose des bisous qui s’enchaînent.

Sur ton corps je dessine des nuits câlines,

De ton squelette, mon doigt suit toutes les lignes,

Les creux, les bosses, c’est son histoire.

Aujourd’hui tout me revient en mémoire.

Mes ailes de papillon  caressent avec délicatesse tes yeux endormis,

Non, tu ne rêves pas, j’aimerais rester là pour la vie.

 

 

2 octobre 2019 0 Commentaire

Voyage intérieur

2fc9d51cadbd372ff3dc361728084869

image : Sleeplesssmiles

Dans son monde, Luc part sans se retourner  car il sait déjà combien  le voyage sera long.

Il apprend à se connaître, doucement, autrement qu’à travers un miroir.

Du bout des doigts, l’homme caresse sa peau et les frissons qu’il ressent l’émoustillent.

Il croit capter l’instant et respirer la vie, alors il regarde avec son cœur transpirant de sincérité.

Son squelette a peur, c’est évident, mais il avance contre le temps, contre les préjugés, innocemment.

Personne n’a jamais dit que ce serait facile, mais son courage l’accompagne, l’aidant  à franchir le glas.

L’échec est parfois un passage obligé, l’Amour un absent idéalisé, la volonté un quotidien nécessaire.

Si les livres racontent de belles histoires, elles ne font pas la réalité, seulement des images qu’il aime regarder.

Pour ne plus tomber, Luc se recroqueville et s’accroche aux petits riens plein d’épines qui parfois font et défont sa vie.

Il se parle, se sourit, se fait rire parfois, mais tout  a le goût  de l’ennui.

C’est amer et sans saveur, où sont le miel et l’envie, le désir et la folie ?

Être seul, ce n’est pas vivre; c’est illusoire et pathétique.

Luc perd toute notion du temps, des événements, de la beauté des choses.

Alors, dans ce monde, il part sans se retourner , il sait maintenant combien le voyage sera bon.

 

 

9 septembre 2019 0 Commentaire

Oxygène

hydre

Il y a des soirs ou j’ai très froid,

La nuit recouvre mon corps  de maux  qui s’oxydent  et m’enrhument.

Tes monologues,  lames trop mal affûtées,  choient dans le néant  de mes pensées sans remord, ni regret.

 

Il y a des jours ou j’ai très froid,

La pluie tombe sur mes épaules, pour alourdir ce long manteau d’amertume.

Je plonge alors dans un trou noir sournois d’une grande béatitude telle une enclume.

 

Va, sauve-toi, oublie-moi, réveille-toi dans d’autres bras.

Je ne peux plus supporter ces reproches qui font de moi l’hydre que je ne suis pas.

Disparais de mon champ de vision, de ma tête et de mon cœur.

Puisque pour toi, je ne suis que noirceur.

La jalousie et l’envie t’accablent, annihilant  l’avatar que si fort tu désiras.

Tu resteras celui qui voulait être et qui jamais ne sera.

 

Alors, loin de toi, je n’aurai plus froid.

 

 

 

 

12345...39

Haiyang |
lescontesdethalia |
Kittykitkat |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les meilleures sélections d...
| Quejelaime
| Serge1885