18 août 2014 2 Commentaires

L’ombre du vent

L’ombre du vent

Carlos Ruiz Zafon (Auteur), François Maspero (Traduction)- Roman (poche). Paru en 01/2006

1535-1

 Prix Planeta 2004.
 Le Mot de l’éditeur : L’ombre du vent
Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.
Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.
suite : le jeu de l’ange
600 pages de pur bonheur ! Un auteur qui écrit avec son cœur. Les formules employées vous transportent. Le suspens est  à rebondissement. Je n’ai jamais réussi à prévoir la suite des événements. J’ai versé des larmes, mon coeur a connu les soubresauts … J’étais dedans comme on dit. Ecrire l’émotion comme il le fait ici, l’Amour du coeur, du corps, des mots ; Cela m’a scotchée…à aucun moment je ne me suis ennuyée. Il y a beaucoup de personnages, d’intrigues et jamais il ne se perd. Pas d’incohérence, jamais… Pour moi, un livre qui mérite que l’on s’attarde.
Je ne pense pas que l’on pourrait en faire un film…chaque événement rapporté est une pièce du puzzle. Il manquerait la magie…Rien ne peut remplacer les mots quand ils sont posés sur le papier de cette manière.
Une seule remarque, mais c’est au sujet de la traduction..quelques erreurs dont une flagrante : après-midi au féminin dans le livre…
à lire et vite.
Je me suis extasiée devant  de nombreuses phrases : 
-Les souvenirs sont pires que les balles
-(en parlant du diable) : Dieu nous donne la vie mais c’est l’autre qui mène le monde…
-Les hasards sont les cicatrices du destin
- il ne dit pas que l’on meurt mais que l’on perd la vue et l’odorat…
-Il y a des rustres qui s’imaginent que s’ils mettent la main au cul d’une femme et qu’elle ne proteste pas, l’affaire est dans le sac. Ce sont des ignares. Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l’esprit grossier du mâle à l’affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d’abord penser comme elle, et la première chose est de conquérir son âme.
-Les guerres sont sans mémoire et nul n’a le courage de les dénoncer, jusqu’au moment où l’on s’aperçoit qu’elles sont de retour, avec un autre visage et sous un autre nom, pour dévorer ceux qu’elles avaient laissés derrière elles.

-L’âge finit toujours par nous présenter la facture.

-Se demander si on aime, c’est déjà la preuve qu’on a cessé d’aimer

-Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder.

- le temps m’a appris à garder l’espoir mais  à ne jamais lui accorder une confiance excessive. l’espoir est cruel, vaniteux, sans conscience.

-Le fou a-t-il conscience d’être fou ? ou les fous sont-ils les autres, ceux qui s’acharnent à le convaincre de son égarement pour sauvegarder leur propre existence chimérique ?

-Plus le temps est vide, plus il défile vite;
-La difficulté n’est pas de gagner de l’argent. La difficulté est d’en gagner en faisant quelque chose qui en vaille la peine.

2 Réponses à “L’ombre du vent”

  1. clairebelgato 18 août 2014 à 14 h 50 min #

    Un livre qui manque à mon palmarès ! j’aime beaucoup cet auteur ! En ce moment, je lis le palais de minuit !

  2. RÊVEUR LUNAIRE ATYPIQUE 23 août 2014 à 18 h 29 min #

    « Plus le temps est vide, plus il défile vite »… pas sur !

    « Il y a des rustres qui s’imaginent que s’ils mettent la main au cul d’une femme et qu’elle ne proteste pas, l’affaire est dans le sac. Ce sont des ignares. Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l’esprit grossier du mâle à l’affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d’abord penser comme elle, et la première chose est de conquérir son âme. » C’est très beau cela.

    600 pages c’est beaucoup mais si c’est passionnant, alors c’est du temps gagné !

    Dernière publication sur REVEUR LUNAIRE ATYPIQUE : Holidays


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