Archive | 17 octobre 2012

17 octobre 2012 0 Commentaire

Cul de sac par Douglas Kennedy

 Cul de sac   par Douglas Kennedy 2070338304 Et oui, encore un Douglas Kennedy vous allez me dire…Mais celui-ci a une différence, c’est un thriller…

Nick, sur un coup de tête, après avoir acheté une carte de l’Australie complètement par hasard, décide de prendre une sorte d’année sabbatique et de partir dans ces grands espaces, dans le bush, histoire de remettre de l’ordre dans ses idées.
Mais tout ne se passe pas exactement comme il l’avait prévu… Il rencontre Angie, qui l’entraînera dans une sorte de clan, contre sa volonté, à plus de 400 kms de toute ville, sans aucun moyen de s’échapper…

Tout au long de ce roman j’ai espéré que le héros s’en sortirait. Il s’agit d’un livre que l’on m’a prêté. Mon amie avait rencontré l’auteur et elle en était tombée amoureuse…Le plus drôle c’est qu’elle roule , elle aussi dans un mini bus pour cause de famille nombreuse…
Un thriller extrêmement bien ficelé. à lire absolument!

17 octobre 2012 0 Commentaire

L’homme qui voulait vivre sa vie par Douglas Kennedy

L'homme qui voulait vivre sa vie  par Douglas Kennedy 519ggz2dfvl._sl500_aa300_

Un homme ayant brillamment réussi sa carrière professionnelle, se retrouve face à lui-même, seul. Sa femme le trompe. Il a des enfants mais un évènement tragique va l’obliger à prendre la fuite. Nouvelle ville, nouvelle identité, nouveau métier : photographe. Il choisit de vivre son rêve.

Le film avec Romain Duris traduit fidèlement l’esprit de l’oeuvre. Peut-on impunément choisir égoïstement de vivre son rêve lorsque l’on n’est pas véritablement heureux?
Peut-on se satisfaire d’un demi bonheur après tout afin de ne blesser personne? Ou, faut-il sauter le pas?

17 octobre 2012 0 Commentaire

Le premier Amour par Véronique Olmi

Le premier Amour  par Véronique Olmi 97822467556162-190x300

Une femme prépare un charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage. Elle descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin. Celle-ci est enveloppée dans un vieux journal où figure une petite annonce. Elle la lit. Puis, elle monte dans sa voiture sans prévenir personne et part…
Beaucoup de vérités dans ce roman. Le fait de passer 40 ans, le regard que l’on porte sur sa vie, l’impression peut-être de n’avoir pas tout à fait vécu comme on aurait voulu….et puis, le souvenir de ce 1er AMour…
Beaucoup de pudeur dans cette oeuvre et donc une excellente surprise.
« Nous étions faits pour être heureux » est son nouveau roman, je vais me précipiter sans même avoir lu de critiques…

17 octobre 2012 2 Commentaires

Mille femmes blanches par Jim Fergus

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En 1874 ; à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer milles femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des « Mille femmes » viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les Etats-Unis d’Amérique… Parvenue dans les contrées reculées du Nébraska, l’une d’entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et des rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool.
Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de son peuple d’adoption…

Je pense qu’il sera fait un film de cet ouvrage! J’ai tout apprécié, sous forme de carnet intime : les descriptions, l’époque, les personnages.. Ecrit et décrits sans complaisance aucune. On s’offusque bien évidement! Un livre exaltant.
Je l’ai offert à quelques personnes et toutes ont aimé. Ce livre est resté 57 semaines en tête des meilleures ventes au EU.

17 octobre 2012 4 Commentaires

Nos différences…

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Une erreur de la nature?

Parce que l’abeille n’aimait pas butiner, on l’a condamnée à l’exil.
Le chat n’était pas carnivore, on le croyait débile.
Au chien, il manquait une patte alors on l’abandonna.
Une souris sans poil faisait peur à tous les rongeurs. Les quolibets pleuvaient alors pour ne pas mourir de chagrin elle a quitté la colonie.
Le petit oiseau qui n’aimait pas voler a été renvoyé. Plus de béquée, tu iras seul chercher à manger.

En remontant l’allée, je remarque ce drôle de petit groupe. Je me cache et les observe. Ils ont organisé un colloque.
Le ton est sérieux. A-t-on jamais vu pareil rassemblement? Je ne bouge plus, captivée, j’écoute.

le chien :
-L’acceptation de nos différences garantit l’estime de soi. Bien-sûr elles provoquent un rejet de la part de l’autre. Celui de nos proches aussi parfois . Le manque d’affection, voilà ce qui est terrible. On manque d’Amour. La solitude devient notre plus grande amie. La douleur ne nous lâche jamais la main.

le chat:
-Mais, tu es bien bavard toi qui n’aboie jamais. Mais, je dois bien reconnaître que tu as raison. Je crois pourtant que cette douleur permet d’accéder au désir. En premier lieu, la recherche du bonheur, de notre bonheur. Je suis optimiste par nature et je retombe toujours sur mes pattes.

-Je sais très bien qu’il va falloir apprendre à vivre avec ce manque. C’est ce qui nous permettra d’affronter nos différences. Mais tout de même, quelle corvée ronchonna le petit cochon au corps d’Apollon qui venait d’entrer dans la ronde. On me donne à manger et jamais je ne grossis. Je suis la honte de la porcherie.

- Quand le manque devient trop insupportable, je me sers d’un objet transitionnel pour me reconstruire reprit le chat. Je prends ma souris en caoutchouc et je la tords dans tous les sens, je lui fais mal. Quand elle n’a plus de forme, je m’applique à lui redonner forme. Je canalise ainsi ma colère.

le chien à nouveau:
-Je ne sais pas s’il s’agit d’un mal nécessaire ? Moi, pour accepter mes différences et pouvoir enfin construire quelque chose, je me suis souvent retournée vers cette colère. Je sais qu’elle est mauvaise conseillère mais elle m’a aidée à tenir, à connaitre mes limites aussi. J’ai fait peur à des tas de gens en aboyant, en montrant les crocs comme ça sans raison. Finalement, je n’ai fait qu’attiser leur propre peur et leur haine aussi. La colère m’a aveuglé l’espace d’un instant, mais, j’y vois mieux maintenant.

- J’ai cessé d’être en colère et d’éprouver de la haine quand j’ai cessé d’avoir peur. Je suis allée vers l’autre. Pas celui qui me repoussait même s’ils étaient les plus nombreux mais celui qui m’acceptait. L’amitié est un palliatif durable. J’ai repris confiance. J’ai même pris des risques, moi le petit oiseau, en tombant du nid.

-Moi, ma différence est physique et je sens les regards. La question d’un enfant passe encore, mais le regard dur d’un adulte me fait me sentir mal. Il pense: » tu ne devrais pas être là ». Si l’enfant finit par m’accepter l’homme jamais! J’ai longtemps voulu gommer ma différence mais c’était peine perdue. Les poils ne repousseront pas et il n’existe pas de manteau pour petit rat. Alors, j’ai décidé de m’accepter telle que je suis dit la souris. Quand mes congénères observent ma peau noire, ils désespèrent et c’est tant pis.

-Mes parents affirment que ce qu’un être déteste le plus quand il rencontre quelqu’un de différent, c’est l’image qu’il lui renvoie de lui même. Elle fait peur, met mal à l’aise et tout un chacun refuse bien souvent de la reconnaître et de l’accepter. Encore cette satanée peur. Et puis, n’éprouvent-ils pas un peu de culpabilité aussi? demanda l’oiseau.

-Tu sais, ce n’est pas facile lors des championnats de récolte de pollen de finir éternellement dernier dans cette société où l’on prône l’excellence affirma posément l’abeille.

-On vénère tout autant la beauté et mon corps nu, personne ne le trouve sexy dit la petite souris en rougissant.

Je ne suis pas restée plus longtemps car je sentais l’émotion m’envahir. J’aurais voulu leur dire que chez moi, il y avait de la place pour eux tous. On était donc pas plus aimable au royaume des animaux. Je venais d’entendre leur souffrance et c’était moi qui avais mal maintenant.

De leurs différences venait de jaillir une incommensurable richesse. Celle de l’acceptation de l’autre quoi qu’il advienne, quoi qu’il fasse ou ne fasse pas d’ailleurs. Quelle formidable idée que de tout partager, le bon comme le mauvais.

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