Plius

2 mai 2021 2 Commentaires

AU bout de tout cela,

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Et si tout ce qui arrivait n’était pas le fruit du hasard ?

En feriez-vous toute une histoire ?

Le sucre disparaissant chaque matin dans le café,

Des vagues sans écume, n’atteignant plus le rivage 

Vous qui m’aviez promis d’être sage.

La vie toute entière n’est plus vérité !

 

Et si dès le réveil, la nature sans sommeil, allait respirer ailleurs ?

Là où les hommes n’ont aucun pouvoir, histoire de voir.

Voir, si elle détient encore en son miroir la mémoire.

Fragrances rimeraient avec sens, retrouvant le meilleur.

Chacun jouant à sa guise au marchand de rêve,

Comme il est bon parfois de faire une trêve.

 

Et si tout ce qui arrivait n’était pas le fruit du hasard ?

En feriez-vous toute une histoire ?

Je crois au destin et à sa course folle

De chaque matin je fais une farandole,

Jamais mon coeur, je ne retiens,

Tutoyant le vent, lui tendant la main,

Car je sais qu’on ne vit et ne meurt qu’une fois. 

 

5 mars 2021 3 Commentaires

Aimer,

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Si j’ai beaucoup aimé, je me suis aussi torturée.

De rester aux côtés d’un seul homme,  je l’ai souvent rêvé.

la vie est un mystère qui parfois nous effraie

Il ne faut jamais dire jamais .

 

Si l’on m’a beaucoup aimée, on a tout de même écrit le mot fin.

On ne danse pas toujours comme au  Paradis Latin.

Le sol est parfois glissant et la chute plus rude.

Pour l’Aimée comme pour  l’Amant, c’est une certitude.

 

J’ai connu la passion brûlante semblable  à l’ouragan.

Qui emporte tout sur son passage,  transforme la vie en néant.

Occupe toute la place, en dehors comme en dedans.

Chacun de mes gestes était brûlant.

 

Il faut se faire violence pour renoncer et retrouver l’élan

D’une nouvelle vie, à petits pas plus apaisants.

Comme j’ai besoin pour respirer  d’équilibre,

ll me semble à présent être  enfin libre.

 

Mon nouvel Amour est plus sage et harmonieux.

Je cesse d’être volage et me repose dans ses cieux.

Au crépuscule, la vie me murmure que c’est mieux.

Trop difficile de vivre un Amour  fiévreux et tempétueux.

23 octobre 2020 2 Commentaires

DU bleu dans ma tête et du rose sur mon coeur

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J’essaye d’aller bien, je vous le jure, j’essaye.

Mais quand le manque est trop grand, la tête entre les mains  je pleure.

j’essaye d’aller bien, je vous le jure, j’essaye.

Il me manque, je ne peux dire à quel point, tout en moi demeure.

Les baisers volés, la volupté de chaque instant, de tout je me souviens.

Et lorsque j’appuie sur pause, cela  fait un mal de chien.

Je suis assise sur cette chaise près de la fenêtre et les oiseaux ont disparu.

Seul un ciel lourd et pesant me regarde en soupirant, je suis déçue.

Je feins de croire que c’est bien la poussière qui fait pleurer mes yeux.

Mon coeur réclame la passion que jadis il m’offrait par milliers.

Milliers d’étoiles, de baisers,  de caresses,  de mots susurrés.

Tout résonne en moi jusqu’aux musiques partagées.

Comment passer  à autre chose sans désillusion?

L’impression que rien ne sera jamais aussi grand, aussi tourbillon.

Il me faisait tourner la tête et y  mettait de la couleur.

En lui, il n’y avait pas de noirceur.

Je suis passée à côté de lui et cela pèse sur mon coeur.

Je ne trouve depuis que la fadeur…

J’essaye d’aller bien, je vous le jure, j’essaye.

6 septembre 2020 0 Commentaire

J’irai bien

OIP
Je ne t’ai jamais dit je t’aime, ou alors pas assez.
Je t’ai laissé partir, sans même déposer un baiser,
Sur ta bouche, sur ta joue, quelque part sur ce corps usé.
Subsistent les souvenirs, les regrets ne servant à rien.
A ces gens curieux de vous, je dis que je vais bien.
Mais tout le jour, je joue les amphibiens.
Sous terre, rien ne peut m’atteindre,
Je n’entends plus mon cœur se plaindre.
Je peux vivre et ne plus feindre.
L’amour flou joue des tours pendables,
Qu’à votre table je buvais c’est pitoyable !
Les larmes salées de mes vœux innombrables
Ont rejoint le désert aride de l’oubli.
Je ne garde en mon for intérieur,
Que les instants de bonheur et de chaleur,
Qu’autrefois vous me donnâtes avec valeur.
Les temps sont durs quand le vide est sidéral
Un trou béant n’a rien d’un idéal
Plus encore quand il est abyssal.
27 juillet 2020 0 Commentaire

Un ailleurs

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Sur la planète, en grand danger, les animaux se sont volatilisés.

Ils ont suivi un soir d’été, une nuée de petites fées étoilées.

Comme autrefois Noé fit d’un bateau une passerelle pour l’éternité,

Elles ont accroché des ailes par milliers pour leur permettre de traverser.

Et si moi aussi, je postulais !

Une autre planète, de nouvelles règles, une autre manière de respirer.

Dans notre monde en souffrance le meilleur disparaît.

La chlorophylle, les peuples, les poissons géants et l’été.

On aseptise tout, plus d’odeur, de fragrance, nos sens sont déchirés.

Dans des cases, on a défini  puis rangé  la beauté.

Le physique a pris le pas sur les élans du cœur contrarié.

Il n’est plus possible de rêver.

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